Romain Levert
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Mes expériences précédentes, ainsi que ma formation m'ont permis de développer des compétences dans les domaines du marketing, des médias et des études de marché.Mes atouts : implication, ouverture d’esprit, rigueur, créativité et réactivité.
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Galamon, attrapez-les tous !
01/09/2010
A force de tester des jeux americains, j’en oublie de parler des jeux sociaux produits en France. Il est donc temps de rétablir l’équilibre et de parler des produits du terroir. Voici donc Galamon, un jeu de combat automatique avec un zeste de strategie, développé par Morphée Interactive.
Un design accrocheur
Mignons et colorés, les galamons ressemblent à de petits jouets, ajoutez à cela une musique entrainante et vous obtenez un univers très attachant. Pour ne rien gacher, l’humour est bien présent : les attaques spéciales lancent des animations amusantes et les adversaires ont toujours une réplique cinglante à partager. Enfin de nombreux détails font plaisir aux yeux, comme le zombie avec sa morve dégoulinante et sa cohorte de mouches (j’aime tout ce qui est crado).
Un gameplay de brute
Dans l’esprit du jeu « La Brute », Galamon ne propose pas de jouer durant les rounds et l’on se contente de regarder ses monstres se bastonner. Pour palier à ce manque de liberté, il est possible de sélectionner ses galamons afin de constituer l’équipe la plus adéquate en fonction de l’adversaire. Malheureusement, cela est impossible en début de partie car le joueur manque de personnages. Ces petites créatures se caractérisent par leurs pouvoirs organisés autour des éléments, ainsi que quelques capacités spéciales qui se déclenchent aléatoirement…mieux vaut ne pas perdre un personnage en début de combat, sous peine de voir ses chances de victoires fortement réduites !
Space D&co
Les combats c’est sympas mais les guerriers ont besoin de s’occuper entre chaque round. Pour cela, il y a la décoration de son vaisseau, que l’on aménage avec des meubles pas ikea mais bien extra-terrestres. Certains équipements pour la maison permettent d’entrainer ses combattants, leur offrant un buff temporaire…dont j’avoue ne pas avoir cerné toute l’utilité.
Enfin qui dit «chosemon», dit œufs. Ces derniers n’ont pas été oubliés et le joueur récupère régulièrement des œufs qu’il fait éclore pour gagner des bonus (galamons, points…).
Le minimum social
Malheureusement, aucune innovation dans ce domaine : ainsi comme dans tout social game, on peut inviter et défier ses amis, mais les possibilités s’arrêtent ici.
Joli, efficace, Galamon est un social game sympathique qui mérite quelques parties ou plus, ne serait-ce que pour son univers rafraichissant.
Pour y jouer sur Facebook
Test de City of Wonder
25/08/2010
Les city-builders mythologiques ont la côte actuellement sur Facebook, après un tout mimi Age of Empire de Playfish, Playdom propose avec City of Wonder un jeu plus mature, plus sombre et beaucoup plus complet. On verra ainsi sa capitale passer de l’âge de pierre au monde moderne, en passant par un patchwork de civilisations.
Une vraie profondeur de jeu
Rarissime pour un social game, la variété des bâtiments est impressionante : commerce, défense, agriculture, temple… C’est sans fin alors que nous ne sommes qu’en version beta ! La promesse de voir évoluer sa civilisation au fil des siècles est donc vraiment tenue, surtout que de nombreux bâtiments possèdent des capacités spéciales. Par exemple un champs produira des potirons, des carottes ou des fruits, qui nécessitent tous un temps de maturation et un investissement différents.
En plus des capacités offertes par la multitude de constructions, City of Wonder offre de nombreuses voies de recherches. On pourra ainsi devenir une civilisation commerciale, en faisant des recherches dans les domaines universitaires et mathématiques. Si vous vous sentez l’âme festive : une civilisation culturelle (art, écriture). Evidemment, les guerriers pourront former une cité militaire (nouveaux métaux).
En revanche, l’augmentation de sa population dépend toujours de sa capacité à offrir du bonheur à ses citoyens, donc avec des temples et des arbres, les habitants sont contents !
Des héros
Comme nous sommes dans un jeu historique, il est possible d’appeler des héros pour progresser plus vite. Hannibal pourra donner un coup de main aux guerriers et Socrate à la recherche. Ces légendes se collectionnent afin d’obtenir des succès et autres bonus.
La guerre, le fric et la religion…
Une fois arrivé au niveau 5, on accède à une carte du monde sur laquelle il est possible de jouer avec les civilisations d’autres joueurs. Ciel un MMO ! Ainsi on peut échanger, guerroyer ou festoyer avec ses voisins. Bon, à l’heure actuelle il semblerait que tout le monde guerroie. Le sang, la mort domine le monde et moi qui ait choisi la culture, ça marche pas fort. Ce système d’interaction avec d’autres joueurs Facebook qui ne sont pas forcément nos amis est assez nouveau et original pour être remarqué. A côté de cela, du classique, on forme son propre réseau d’alliés avec ses amis, en hébergeant leurs ambassades dans sa cité.
Quelques fonctionnalités intéressantes
Lors de sa connexion, on accède à un journal de bord, résumant l’activité de ses amis ainsi que l’actualité du jeu. A côté de cela, il y a une multitude de statistiques comme le nombre d’expéditions réussies ou de recherches effectuées. A noter la présence de nombreux succès à compléter pour pimenter le jeu.
Le seul bémol reste les inévitables clics nécessaires au nettoyage des bâtiments, au bout d’une vingtaine, c’est vite lassant. Sinon City of wonder est un jeu social très intéressant, plutôt joli et d’une grande profondeur. Les graphismes sont un poil sombres mais cela colle avec l’univers et le gameplay qui sont tout de même un cran au-dessus de ce qui se fait actuellement en terme de complexité.
Pour y jouer
Pour y jouer ensemble
« Si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier… »
Socrate
Mince, j’aime bien les social games
16/08/2010
J’ai lu un certain nombre d’articles ces dernières semaines définissants les casual games de sous jeux vidéo. Que cela soit au niveau du gamedesign, de la qualité graphique et j’en passe… Je joue depuis plus de 20 ans et je ne considère pas les jeux sociaux comme une régression. Au contraire, depuis des années je regrette que cette industrie ne soit pas assez reconnue, et grâce à ces jeux, il n’y a jamais eu autant de joueurs sur terre !
Alors certes, ce monde ne joue pas comme on voudrait le voir jouer mais les goûts et les couleurs…
Comme des mômes
Mon premier jeu : Fire, un game & watch qui ne se jouait pas plus de 10 minutes. Oui, un casual game. Ensuite j’ai joué à Zelda, j’étais à l’époque considéré comme un hardcore-gamer doublé d’un geek à cause sa cartouche en or. Quel est le public de ces jeux actuellement ? Tout le monde. Ça a pris 20 ans. Une partie des jeux gamers d’hier deviennent des jeux casual aujourd’hui.
Le gamedesign du pauvre
On clique beaucoup, les mécaniques sont simples car elles s’adressent à un public qui n’est pas expert en jeu vidéo. Ce public, à qui Nintendo a ouvert les portes, ne veut pas de jeux compliqués, il ne veut pas une profondeur de jeu énorme, il souhaite juste s’évader quelques instants sans se prendre la tête.
Plus de game over, plus de difficulté
Oui on ne peut pas perdre, le Game Over a disparu et pas que dans les jeux sociaux : dans Gears of War, il suffit d’un co-équippié pour être ranimé… Tout évolue, il n’y a pas de 10 commandements du jeux vidéo qui veut que le joueur soit sanctionné en cas de défaite ou d’erreur. Rien ne dit que pour jouer, il faut galérer.
Le contraire se produit : les victoire et les récompenses pleuvent pour un rien. Comme le précise le mantra de PopGame : « Add Fun, Remove Frustration ». Les joueurs doivent être satisfaits après chaque session de jeu, avec le sentiment d’avoir fait tout ce qu’ils pouvaient accomplir.
Il est évident que pour quelqu’un qui recherche du challenge, Farmville le fera hurler. Mais là encore, tout est une question de point de vue, il faut accepter que des individus abordent ce loisir autrement que par le prisme de la compétition : quand on regarde une série, on ne veut pas être puni parce que durant 20 secondes, on a pas suivi l’histoire. Pour le jeu casual, c’est pareil.
Pensé pour dépenser son argent ?
Là encore c’est une réflexion de gamer réactionnaire. Sur facebook, même pas 5% achètent des biens virtuels… ils sont bien mauvais ces game-designers qui n’obtiennent leurs objectifs qu’auprès d’une infime partie de leurs joueurs.
Que font les 95% restant ? Il doivent bien trouver un peu de fun ?
C’est addictif et impossible à terminer !
Quel manque d’éthique ! Profiter de millions de joueurs en les rendant accrocs, en ne leur offrant jamais la possibilité de finir le jeu…sur Azeroth au moins, c’est pas la même chose !
Chaque année la durée de vie des jeux diminue, 70€ pour 12 heures de jeu, ça commence à faire très cher. Surtout si on ramène au rapport qualité-prix des jeux wii et DS qui ne valent pas mieux que de la pisse de chat (ça s’est dit).
Inévitablement, My Empire et sa durée de vie énorme paraît sortir d’un autre monde et attire des millions de joueurs qui n’ont pas envie de payer 10€ l’heure de jeu.
Le Social Gaming envahit NOS jeux !
NOS jeux AAA n’héritent que des mauvais côtés des jeux sociaux : DLC, Micro-paiements, Facebook qui rentre dans nos consoles, tout ça à cause de Zynga et de sa bande de capitalistes !
La seule véritable influence de ce phénomène est de faire réfléchir les développeurs qui cherchent à profiter au mieux de la viralité des réseaux sociaux pour inciter à jouer plus, d’où l’intégration de Facebook dans le dernier jeu de Blizzard.
En fait, je vois un gros défaut aux social games : ils ne sont pas assez sociaux et restent très égocentrique. On a besoin de ses amis juste pour améliorer son expérience de jeu, pas pour compléter des missions en commun. Ce n’est pas parce qu’on est sur Facebook que le jeu propose une bonne expérience communautaire.
Avec son succès phénoménal, le social gaming concentre beaucoup de critiques, très dures pour un style de jeu qui est jeune et en pleine évolution. Les titres AAA vont arriver, j’en suis certain car de nombreux studios comptent récupérer une partie du butin. Cela se fera avec des titres forts, innovants (moins de clics!), renvoyant Farmville à l’âge de pierre.
Cet article de psychologie explique les avantages de ces jeux tout simples, tout sympas et qui font du bien (oui je lis aussi des magazines de mamans).
Le rythme du blog est réduit depuis 2 semaines car je suis actuellement en mission dans le secteur Koprulu. J’y fait face à une invasion Zerg. :)
Le social gaming menace-t-il Nintendo ?
30/07/2010
Alors qu’hier Nintendo a annoncé des pertes de 221 millions de dollars pour le premier trimestre 2010, Disney et Google ont de leur côté investi des centaines de millions dans les social games. Certes la Wii et la Ds sont en fin de vie, mais n’y a t-il pas un début de menace au vue des nombreuses similitudes entre le catalogue Nintendo et les jeux sociaux ?
Des joueurs et des jeux qui se ressemblent
Nintendo et les social games partagent une même cible : les jeunes et les femmes. Une population qui joue aux casual games et chez qui les réseaux sociaux se sont imposés naturellement. Auprès de ces joueurs, Pet Society est accrocheur, mignon et aussi fun qu’un jeu console.
Car les jeux sociaux sont des jeux casuals (Singstar, Lapin Crétins…), comme ceux qui remplissent les rayons de supermarchés depuis des années, auxquels Internet et Facebook ont donné des fonctionnalités sociales. Cela procure une nouvelle dimension : jouer, défier et se comparer avec ses amis en ligne, ce que Big N n’a pas voulu mettre en avant sur ses consoles.
On peut également reprocher le manque d’originalité des jeux Facebook (Farmlike, Tetrislike…) mais mais la conséquente baisse de qualité des jeux développés sur les consoles de Nintendo n’a-t-elle pas abaissé les exigences de joueurs déjà peu difficiles ? Cette technique de la terre brulée a permis de réaliser des jeux à bas coûts puis de les vendre hors de prix par palettes entières… Est ce qu’après avoir eu plusieurs «Shrek : La Fête Foraine en Délire» à 40€, les casual gamers continueront de dépenser leur argent dans des jeux de piètre qualité, alors que la gratuité est à porté de clic ?
Fin 2008, les possesseurs de Wii ont en moyenne 5,5 jeux (dont 2 à 3 jeux first party/made by Nintendo), contre 8 jeux pour la 360 ou 5,3 pour Sony. Ce phénomène fait que nombre de studios se réorientent actuellement vers le gamer, un client plus fidèle et plus dépensier.
Mario a plus d’un Yoshi dans son sac
Mais il ne faut pas sous estimer les forces vives de la firme : leurs licences. Même si elles peinent à se renouveler, elles sont parmi les plus fortes du monde vidéoludique. Leurs game designers possèdent un talent indéniable pour maintenir cette force intacte comme le prouve le dernier Mario Galaxy.
De plus Nintendo est revenu en force grâce à deux consoles qui proposent des expériences originales (détection de mouvement, double-écran), que le pc ne peut pas copier. Elle a bien l’intention de poursuivre dans cette voie en proposant des expériences de jeu uniques avec la 3Ds qui affichera de la 3D, sans lunettes.
Mais la concurrence rôde…
Consoles de salons et portables devront bientôt faire face à des téléphones mobiles qui regorgeront de social games, Farmville y a débarqué récemment. Les télévisions vont être reliées à internet et notamment aux jeux Facebook puis très rapidement le cloud computing permettra d’augmenter la qualité graphique de ces jeux, concurrençant sans difficulté une Wii techniquement obsolette.
De leur côté, Sony et Microsoft auront leurs interfaces originales avec Kinect et le Move, Link pourra t-il encore sauver Zelda ? Gageons que wii, car le constructeur japonais est déjà revenu grâce à des coups de génie, mais son domaine de chasse est de plus en plus menacé.
Pensez-vous aussi que Nintendo puisse rencontrer des difficultés dans les années à venir ?
Après les advergames, les social advergames
23/07/2010
Les advergames, ces jeux spécialement créés pour une marque, que l’on retrouve sur Iphone ou sur PC, ont envahi les réseaux sociaux, mais en profitent-ils vraiment ?
Qu’est ce qu’un advergame ?
Un advergame est un jeu conçu pour vendre un produit. Il consiste la plupart du temps en un mini-jeu sans grande originalité, mais qui a l’avantage de placer le joueur dans l’univers de la marque. Parfois quelques campagnes ressortent, comme récemment la pub interactive de Perrier avec Dita van Teese, mais les contraintes de coûts de développement pèsent généralement sur la qualité de ces titres.
Les réseaux sociaux, berceaux de viralité
Avec le succès des social games et leur faible coûts de développement, intégrer un jeu social au plan de communication s’impose comme une évidence : cela ne coute pas cher et ça fait toujours bien sur un plan marketing.
Cependant les advergames n’intègrent pas les réseaux sociaux de la même façon. Des jeux comme M-Ball de M&M’s intègrent la fonctionnalité Facebook Connect afin de faciliter la connexion au jeu, profiter de la possibilité de publier son score sur son wall ou bien défier ses amis. Dans ce cas de figure, le site est hébergé sur un site distinct.
D’autres rentrent sur le terrain de jeu de Farmville et accouchent de jeux, certes pas toujours originaux, mais fun, comme Trident White Puzzle Smash. Dans ce social advergame, on joue à un tetris like avec des pâtes à mâcher. On y retrouve tous les codes d’un jeu social : la barre supérieure qui progresse au fur et à mesure de son investissement dans le jeu : aimer, donner son courriel… et la barre inférieure qui se transforme en trombinoscope au fur et à mesure que l’on invite ses amis.
Autre intégration innovante: Volvo a produit un jeu pour la sortie de la C30 Drive, qui se servait des amis pour cumuler des kilomètres : chacun conduisait la voiture en se rendant d’une maison à une autre, en se basant sur le lieu d’habitation renseigné lors de l’inscription à Facebook.
Mais tous les social advergame ne sont pas « bons », ce qui au passage endommage l’image de la marque. On peut citer un jeu comme Go Big qui réunissait pourtant plusieurs marques (HP, Rossignol…), un simple casual game ennuyeux et surtout, associable ! Par chance, nombre de ces petites applications sont événementielles et ne restent en ligne que le temps de la campagne de communication.
A l’image des casual games, les advergames connaissent un souffle social sur Facebook, pas toujours utilisé à bon escient, mais la puissance virale de ces mini-jeux donnent une image moderne aux entreprises, tout en les rapprochant des consommateurs.
Pour y jouer…
Le jeu trident facebook
Le jeu m&m’s de la coupe du monde
Une étude consommateurs sur les advergames
Achievment Unlocked ! Ou l’e-reputation du joueur
16/07/2010
Viadeo, Linkedin, son blog…pour gérer son e-réputation, l’homme dispose de nombreux moyens. Le joueur possède lui aussi des outils puissants pour gérer une réputation constituée d’achievments, de trophées et autres haut-faits. Ces merveilleuses sucettes morales que l’on obtient en réalisant des prouesses virtuelles.
Qu’est ce que les « achievments » ?
Ce sont des badges que l’on obtient en accomplissant des objectifs dans un jeu, puis que l’on expose fièrement sur son profil de joueur, à la manière d’une étagère que l’on remplirait de médailles. Les studio rivalisent d’ingéniosité pour finalement proposer la même chose : Sony à ses trophées, Microsoft ses succès, etc… Par exemple dans Call Of Duty 4, pour obtenir le succès « couché le chien », il faut survivre à une attaque canine, simple non ?
Un concours de … taille
Grâce à ces badges, c’est un peu le retour aux scores que l’on trouvait dans les salles d’arcades, il est à nouveau possible de frimer devant ses amis en leur montrant que oui, vous avez réussi à capturer 156 lapins en mode hardcore en moins de 20 minutes dans « Rape the rabbit ». Bien sûr, les mécontents diront que le scoring n’est pas exact car plus on est riche, plus on achète des jeux, plus on est susceptible d’obtenir des trophées.
Et la réputation alors ?
Désormais on peut en apprendre beaucoup sur un joueur, rien qu’en regardant ses succès. En quelques secondes, on connaît l’intimité vidéoludique de la personne : à quels genre de jeux il joue, s’il les termine, s’il passe sa vie devant. Pour facilité la gestion de sa réputation, des espaces sont réservés spécialement sur les profils afin que chacun puisse y exposer ses plus beaux exploits.
Mais le joueur avait un problème presque insoluble : les consoles sont des univers fermés, impossible de pavaner devant le reste du monde ou auprès des amis jouant sur d’autres plate-formes. Cela a été résolu grâce à des sites comme raptr.com, qui sont des réseaux sociaux de joueurs : tout y est résumé et statistiqué (du verbe statistiquer) types de jeux, fréquence…
Dans les social games, même principe sauf que c’est temporel et que l’on affiche ses succès dans la timeline de Facebook, partageant avec tous ses amis, qu’ils soient gamers ou non.
La réputation de joueur est un concept qui s’était un peu perdu depuis les salles d’arcades et qui revient désormais plus fort que jamais, boosté par la puissance des réseaux sociaux. Excepté sur Facebook, cette réputation est généralement déconnecté de l’ identité réelle, mais avec les récentes déclarations de Blizzard sur le real ID, combien de temps cette séparation va t’elle tenir ?
Pour en savoir plus :
Le site de raptr, sur lequel les vrai noms sont discrètement affichés sous les pseudos…
Fifa Superstars : carton rouge
12/07/2010
La coupe du monde est terminée et je vais encore parler un petit peu football avec le test de Fifa Superstars sur Facebook, développé par Playfish. C’est un jeu de gestion/stratégie d’une équipe de football, qui malgré une réalisation très propre et la licence Fifa, déçoit sur de nombreux plans.
Un jeu de gestion en couloir
Pourtant, visuellement l’interface est belle, fluide et la musique donne un côté épique. C’est en commençant à jouer que cela se corse…
La source des revenus provient des matchs de football, la prime dépend donc du résultat du match : en cas de victoire : beaucoup de sous, en cas de défaite : peu de sous.
Pour améliorer son équipe il y a trois moyens : l’entraînement, l’achat de nouveaux joueurs ou l’amélioration des infrastructures.
A priori des options forts sympathiques
- L’entraînement consiste à cliquer sur une durée: 5 minutes, 12 heures… Sans intérêt.
- L’achat de joueurs revient à récupérer une sélection aléatoire. Besoin d’un nouveau gardien ? Il faudra de la chance et piocher un pack de joueurs comprenant un portier. C’est regrettable de ne pas pouvoir sélectionner le poste ou la nationalité.
- Les infrastructures consistent à améliorer le stade : nouvelles tribunes, plots d’entraînements… Le choix est rachitique et au final, on ne personnalise rien. Cela aurait pourtant été simple de créer un mode « personnalisation de stade » : couleurs des sièges, type de pelouse… il y a de quoi faire !
Coach c’est quoi la stratégie ?
La seule stratégie consiste à savoir reproduire ce que l’on faisait à 3 ans : mettre le cube dans l’encart carré, mettre le triangle dans l’encart triangulaire; appliqué à Fifa Superstar cela revient à positionner le défenseur en défense, l’attaquant en attaque. Carton rouge.
Les amis ne servent… à rien!
La seule interaction possible est de les défier, puis de les narguer si on gagne, ce qui permet de se classer dans un mini-championnat entre amis. On aurait pu imaginer des prêts de joueurs, des défis… mais non !

De jolies animations durant les matchs
Voilà, la critique est facile, surtout que jeu possède 4 millions de joueurs et est produit par des équipes talentueuses… mais là je pense qu’il est sorti pour la coupe du monde bien qu’il ne soit pas terminé et cela se ressent. Il y a d’autres jeux de foot sur facebook, j’espère en trouver de meilleurs !
Pour ceux qui l’ont testé, qu’en pensez-vous ?
Real ID et Blizzard : bas les masques !
09/07/2010
EDIT : Blizzard a fait machine arrière, le real ID ne sera pas imposé sur les forums, c’est Mike Morhaime himself, le CEO, qui l’annoncé cette nuit.
/victory de la part de la communauté qui, en moins de 48 heures, a fait plier Activision, qui devient un peu plus la bête noire des joueurs au fil des mois.
L’annonce a fait grand bruit ces derniers jours et continue de susciter des réactions, majoritairement négatives… Dans quelques semaines, pour pouvoir poster sur les forums officiels de Starcraf 2, il faudra désormais s’identifier avec son identité réelle. La raison invoquée est l’élimination des trolls et l’amélioration de la qualité des discussions. Cette règle s’appliquera à tout le monde : les joueurs comme les modérateurs discuteront avec leurs noms et prénoms, le pseudonyme deviendra optionnel…
Pas content ! Pas content !
Même si l’ambiance sur les forums sera censée être excellente et sans agressivité, cela risque d’être insuffisant pour calmer tous les trolls et ceux-ci pourront désormais assouvir leur haine en atteignant non plus le joueur, mais une personne dans sa vie « réelle ». Pour les plus déchaînés d’entre eux, il sera facile de retrouver leur proie sur leur lieu de travail.
Les modérateurs seront les premières victimes, la décision est d’autant plus surprenante que certaines entreprises refusent déjà que leurs community managers utilisent leurs véritables identités sur les réseaux. Déjà les rumeurs de profonds désaccords entre les équipes de Blizzard et leur direction fusent.
Probleme d’e-reputation
Patrice est un jeune diplômé à la recherche de son premier emploi, il envoie ses premiers cv et comme il est de plus en plus courant, les recruteurs le googlelise… et découvrent sa double-vie de chaman tauren dans la guilde des noirs chevaliers du gouffre des immortels. Puis amusés ils creusent un peu plus et le trouve en cosplay de Loup-Garou à la Japan Expo ! Je doute que les recruteurs apprécient à sa juste valeur sa passion pour les meuporgs.
Un nettoyage au karcher
Pour supprimer les trolls, une politique de modération plus stricte serait simple à mettre en place. Sur les forums de Blizzard, les joueurs peuvent poster des messages différents pseudonymes. Ainsi, pour supprimer les trolls, il y a une manipulation très facile : imposer un pseudo unique et bannir la personne incriminée pour quelques mois ou pour toujours, mais je suppose que cela touche trop au porte-monnaie.
Est-ce vraimment pour lutter contre les trolls ?
Facebook et Google considèrent qu’il n’y a plus de vie privée et qu’à l’avenir, tout le monde aura une identité identique sur le web, présageant la fin de l’anonymat d’ici quelques années… Blizzard et Facebook sont proches ces derniers temps, notamment avec la fusion du compte battlenet avec le réseau social. Cette idée est certes très novatrice mais semble cacher un projet à plus long terme : imposer un « gamertag » unique aux joueurs, pour profiter de la viralité des réseaux sociaux et concurrencer celui de Microsoft…
Personnellement, cela ne me gêne pas de jouer avec les membres de ma guilde avec mon vrai nom, même si j’apprécie que l’on m’appelle par mon pseudo. De plus, le lien avec facebook permet de se donner des news plus régulièrement.
En revanche, je suis contre le partage de mon identité sur des forums publics, sans protection de ma vie privée. Déjà peu fan des forums de Blizzard, justement à cause du médiocre niveau de discussion, ce n’est pas la solution pour m’inciter à participer.
Pensez-vous que cette mesure est uniquement mise en place pour améliorer l’ambiance des forums ?
Le témoignage d’un community manager sur etingbees.brokentoys.org
Exemple d’un joueur retrouvé sur son lieu de travail sur seewhatyoudidthere.com
Test Vineyard Country : mettre du jeu dans son vin
06/07/2010
Vineyard est un jeu Facebook, développé par Ubisoft, dans lequel le joueur gère un vignoble : de la plantation des vignes au packaging de la bouteille de vin. C’est un jeu de gestion comme il y en a des dizaines sur le réseau, mais Vineyard fait parti des plus beaux avec ses avatars en 3D et il apporte quelques nouveautés.
Un gameplay presque complexe
Le joueur débute avec un champ, un atelier et un manoir. Dans le champs on plante puis on récolte, dans l’atelier on écrase, macère puis embouteille et enfin dans le manoir on vend ! A chacune de ces étapes, différents choix s’offrent à nous, comme acheter des cépages précieux mais chers et fragiles, s’équiper pour produire du blanc ou du rouge ou même investir dans le tourisme ou dans de nouveaux cépages. Des décisions qui entraînent une véritable spécialisation de chaque joueur et offrant une liberté totale au joueur pour s’amuser, la carte s’étendant au fur et à mesure de l’évolution du joueur.
Apprendre à gérer son temps
Chaque cépage nécessite un nombre d’heures précis pour arriver à maturation, ainsi il faut parfois se connecter très (trop) régulièrement pour ne pas perdre ses récoltes… Les joueurs les plus acharnés pourront ainsi produire du vin en plus grande quantité. Cependant pour parer à cela, il est possible de demander de l’aide à ses voisins ou d’embaucher des chiens pour garder sa maison, mais cela coûtera de l’argent..
Super les amis servent !
Concernant le réseau, on peut donc embaucher ses amis pour produire de l’alcool de meilleure qualité, s’offrir des bouteilles de vin, ainsi que visiter et faire les vendanges chez son voisin. Plusieurs options amusantes sont disponibles pour faire vivre sa communauté de vignerons : une fête des vendanges quotidienne durant laquelle on invite ses amis dans son manoir ou l’obligation de laisser un avis après avoir visiter un ami. Cette dernière possibilité force les joueurs à communiquer entre eux et injecte de la vie dans le jeu. Le joueur n’est donc jamais seul comme il y a en permanence un ami qui travaille ou visite ses terres. Enfin, on peut rémunérer ses amis afin de les rendre heureux, cela les fait siffloter et augmente la qualité du vin !
Vineyard est donc un jeu très complet, beau, bénéficiant de nombreuses possibilités rafraîchissantes.
Vineyard Country sur Facebook
Ze Museogames : Il était une fois le jeu vidéo
04/07/2010
Un beau musée consacré au jeu vidéo à ouvert ses portes à Paris et je conseille vivement d’aller y faire un tour car le lieu est très réussi…
Sur 600 m², se déroule toute l’histoire du vidéoludique, de Pong à la X-Box. L’histoire s’arrête à la grosse boîte noire car « on ne présente pas les consoles que l’on trouve encore en supermarché ». Choix assumé certes, mais sur un marché où la nouveauté prime, j’ai trouvé dommage de ne pas voir un Heavy Rain ou une personne gigotant avec une WiiMote.
Ce musée est une véritable sale d’arcade comme on en voit plus ! Atari, Nes, MegaDrive, Dreamcast… c’est simple, on peut/doit jouer à tout et c’est ça qui est bon. A chaque borne son jeu et quels jeux ! Tekken (que c’était lent…), Rez, Okami, Metal Slug… Bref il y en a pour tous les goûts. Honneur est donc mis aux consoles et à quelques jeux phares ou originaux. Car on ne trouve nul trace d’un Final Fantasy VII, d’un Zelda ou d’un Metal Gear, néanmoins les stars Mario et Sonic sont présentes.
Au delà des nombreuses bornes de jeux, on peut observer les nombreux prototypes crées par Nintendo avec la NES, notamment ce gant :
Ou encore les techniques pleines d’inventivité des premières consoles pour palier à leurs graphismes moches et leur mémoire vive de poissons rouges : un filtre ou un cache à coller sur l’écran de sa télévision pour simuler de la couleur et les contours d’un niveau ou des cartes de jeu de société à accumuler pour remplacer un score qui ne pouvait être sauvegardé.
Donc du jeu, de l’histoire… et les créateurs dans tout ça ?
Discrètes, 2 télévisions cachées dans les recoins de la salle de jeu donnent accès à des interviews d’Invader ou d’autres personnes comme Isabelle Arvers, spécialiste en Machinimas (spécialisation que l’on obtient après un Doctorat en Machinimas, évidemment). Elles ont l’avantage d’être toutes disponibles sur le site du Museogames et tant mieux, car je n’ai pas eu la patience d’écouter les 16 interviews à la suite.
Allez-y, et à deux de préférence pour profiter des bornes d’arcade :)
Prix : 5,50€ plein tarif / 3,50€ tarif réduit
Musée des Arts et Métiers : 60 rue Réaumur / 75003 PARIS
Pour aller plus loin
Les interviews sur le site Muséogames
Un reportage de 01net pour se faire une idée

























